
samedi 5 mars 2011
KE VIVA MEXICO! FILM
Par Kolektivox le samedi 5 mars 2011, 20:33
Nous avons le plaisir de vous inviter à la projection du documentaire
¡VIVA MEXICO!
réalisé par Nicolas Défossé - Terra Nostra Films
Mardi 8 Mars de 14h à 17 h30
Amphithéâtre François Furet, 105, boulevard Raspail __
Le documentaire sera suivi d'un débat en présence du réalisateur Nicolas Défossé et d'Adolfo Lopez Magaña, coordinateur de l'exposition photo "La Otra Mirada", ainsi que d'Yvon Le Bot (CADIS-CNRS), Irène Bellier (LAIOS/IIAC-CNRS), Saul Velasco (CADIS) et Sabrina Melenotte (EHESS-LAIOS/IIAC).
Venez nombreux!
Synopsis
Los Angeles, États-Unis. Des émigrés mexicains qui luttent pour survivre sans renoncer à leur culture sont pourchassés par la police. A l'autre extrême, dans les montagnes du sud-est mexicain, le jour se lève au milieu de la brume. Nous sommes le 1er janvier 2006, des milliers d'indiens zapatistes fêtent le départ du Sous-commandant Marcos, qu'ils ont nommé leur "Délégué Zéro". Sa mission: parcourir durant 6 mois le pays pour écouter les paroles de résistance de mexicains et mexicaines qui luttent pour un Mexique plus juste. Ainsi commence un voyage qui se fixe pour horizon d'atteindre la frontière nord avec les États-Unis. Du Chiapas au Quintana Roo, du Yucatan à Oaxaca, du Nayarit à Colima, du Michoacán au Guerrero, de l’État de Mexico au cœur de Mexico city, nous suivons les étapes de ce voyage où les “petites gens” sont ceux qui dessinent le visage de leur pays, un visage différent de celui que nous renvoie chaque jour la télévision. Car ce voyage prend le pari de "commencer à construire le miroir que nous sommes, ceux d'en bas" comme l'exprime le Délégué Zéro. Ce pari ne va pas sans risques… en dévoilant le visage fier et rebelle d’un pays, ce voyage est une provocation pour “ceux d’en-haut” qui en contrôle l’image et l’économie. Ce qui commence comme un murmure isolé grandit comme le cri de centaines de milliers: ¡Viva México! Quelle sera la réponse du Pouvoir?
Nicolas Défossé (Paris, France). Diplômé de l’Université Paris-Sorbonne avec une maitrise de philosophie, suivie d'études cinématographiques. Monteur de documentaires en France jusqu’en 2000, année où il voyage pour la première fois au Mexique, pays où il réside désormais et où il est co-fondateur de la maison de production mexicaine, avec Daniela Contreras Calcáneo, Terra Nostra Films. En 2006 et 2007, il réalise une série de 10 documentaires de courts et moyens métrages sur des peuples autochtones, communautés paysannes et villages de pêcheurs du Nord-Ouest du Mexique. ¡Viva México! est son premier long-métrage documentaire. ¡Viva México! est son premier long métrage documentaire. Il a remporté de nombreux prix dans des festivals, dont le prix "Salvador Allende" du VII festival latino-américain de documentaire et de fiction de Bruxelles (Belgique, 2010).
Le site du film www.vivamexicofilm.com
Le site internet de la maison de production au Mexique: www.terranostrafilms.com
Le lien direct au programme de la tournée en France et en Europe est : http://www.vivamexicofilm.com/fra.html#EUROTOURNEE
E-mail: nicolasdefosse@terranostrafilms.com
pour plus d'informations, merci de contacter Sabrina Melenotte : sabrinamelenotte@yahoo.fr
lundi 23 juin 2008
SOLIDARITE PEUPLE MAPUCHE
Par Kolektivox le lundi 23 juin 2008, 21:43

SOLIDARITE PEUPLE
MAPUCHE
APPEL INTERNATIONAL
''Il est urgent que la violente répression qui vise à faire taire et oublier le peuple Mapuche, et les graves atteintes à ses droits les plus fondamentaux soient enfin dénoncées. Comme de nombreux peuples autochtones aujourd’hui, le peuple Mapuche s’élève contre l’exploitation aveugle de son environnement. Ce lien et cette réciprocité avec la nature constituent en effet la base de sa culture et de son appartenance au monde. Originaires du sud du Chili et de l’Argentine, les Mapuches représentent près de 10% de la population chilienne. C’est l’un des rares peuples d’Amérique Latine à avoir résisté à l’invasion coloniale : la couronne espagnole lui avait reconnu un territoire de près de 10 millions d’hectares. Mais, annexées par la République chilienne en 1810, les terres mapuches ont été, depuis, constamment usurpées par les gouvernements successifs, revendues aux colons, puis aux multinationales d’exploitation forestière et hydroélectrique pour la construction de méga-projets (International Paper, Minico, Arauco ltda, Endesa-Espagne, etc...). Aujourd’hui, seuls 5% des terres qu’ils occupaient autrefois demeurent en leur possession. Les Mapuches sont soumis à une forte discrimination sociale, économique et raciale, comme la plupart des peuples indigènes en Amérique Latine. Discrimination aggravée par une violente répression exercée notamment par des milices paramilitaires financées par des propriétaires terriens et par l’application de la Loi Antiterroriste, promulguée en 1984 sous la dictature de Pinochet, qui associe certaines actions de revendication des communautés mapuches à des actes terroristes. Aujourd’hui, les mesures de « réparation » restent insuffisantes : de nombreux Mapuches sont emprisonnés, condamnés à des peines de prison démesurées sans avoir bénéficié d’un procès juste et équitable. Malgré les initiatives proposées par la Loi Indigène de 1993, le peuple mapuche, dont l’autonomie politique n’a jamais été reconnue par la République chilienne, ne bénéficie pas de la reconnaissance de son droit coutumier. ''
Nous qui signons ce texte :
• demandons l’arrêt immediat de la répression policière et militaire contre
les Mapuche ainsi que la libération immédiate des prisonniers politiques
Mapuches. dénonçons l’application arbitraire et partiale des lois
anti-terroristes.
• Demandons l’application urgente du projet de loi visant à modifier le
decret loi n°321 de 1995 qui accorde le bénéfice de la liberté conditionnelle à
des condamnés pour des délits specifiés dans la loi antiterroriste en relation
avec la revendication de terres indigenes ancestrales et qui n’impliquent pas
de delits contre les personnes
• Demandons l’arrêt immédiat et le retrait des investissements qui menacent
l’existence des communautés mapuche et entravent l’épanouissement de leur
culture.
• Souhaitons que le droit coutumier mapuche soit reconnu et demandons que
les communautés du peuple mapuche soient systematiquement consultées et
associées à toutes les décisions ayant des conséquences sur leurs conditions
d’existence et de developpement.
• Demandons la ratification par le gouvernement chilien de la convention 169
de l’o.i.t. Reconnaissant, entre autres, aux peuples indigenes le droit a
l’autodétermination ainsi que l’application des recommandations faîtes par
l’onu au travers de son rapporteur special m. Stavenhagen.
• Reconnaissons la légitimité des revendications du peuple mapuche et saluons la dignité de sa lutte pour le respect de ses droits.
vendredi 23 mai 2008
INVITATION : TERRITOIRES MAPUCHES / 13 JUIN à la VILLA MAIS D'ICI
Par Kolektivox le vendredi 23 mai 2008, 17:02

TERRITOIRES MAPUCHES
Exposition, installation, spectacle, film et rencontres Le 13 Juin à partir de 19h à la Villa Mais D’ici 77, rue des cités 93300 Aubervilliers
EDITO 
"Territoires Mapuches" : Dans l’espace-temps d’une soirée à la Villa mais d’Ici, une partition improvisée mêlant installation vidéo, film, spectacle et concert propose de partager l’émotion de nos rencontres avec le peuple Mapuche et l’expression de notre solidarité avec sa lutte. Cette soirée est l’occasion pour nous de rendre sensible une actualité politique héritière d’une longue histoire de résistance encore peu médiatisée et peu connue de la société civile. Certaines associations de défense et de solidarité seront à cette fin présente pour offrir à ceux qui le souhaitent une information actualisée et détaillée. Cette soirée est aussi l’occasion pour les artistes et les associations participantes de réunir les moyens d’une aide concrète aux communautés mapuches victimes de la répression militaire et juridique.
Peuple MAPUCHE
Les Mapuche sont un peuple autochtone vivant au sud du Chili et de l’Argentine. La terre où ils vivent a été vendue, avant, pendant et après la dictature, par les différents gouvernements chiliens à des entreprises forestières, touristiques et énergétiques. Ces exploitations, établies en toute impunité et qui ne cessent de s’étendre, ne respectent ni la vie ni la culture des Mapuches, lesquels ne sont pas reconnus en tant que peuple par la constitution chilienne. Depuis dix ans, une centaine de communautés a décidé de ne plus être la victime muette de ces opérations et essayent de faire respecter ses droits.
La police alliée au service de sécurité des entreprises exercent une répression chaque jour de plus en plus violente contre la mobilisation mapuche. Certaines communautés sont sous le contrôle constant des forces armées et subissent de fréquentes perquisitions. Au moins deux jeunes Mapuches, Alex Lemun et Matias Catrileo, ont été tués et des dizaines de personnes ont été blessées lors d’affrontements avec la police. Le gouvernement chilien mène parallèlement à cette répression directe une stratégie pernicieuse de criminalisation des revendications légitimes des Mapuche, stratégie dont la quasi-totalité des médias chiliens se fait le support. Le secteur privé et les institutions légales poursuivent une politique d’oppression et de discrimination systématique des Mapuche en se servant d’outils juridiques hérités de la dictature. Une centaine de Mapuche sont poursuivis en justice sous le coup de la loi antiterroriste. Une vingtaine sont actuellement incarcérés dont la majorité sont des porte-parole ou des autorités traditionnelles.
La lutte dans laquelle les Mapuche se sont engagés n’a pas pour seul enjeu un conflit territorial. Ils considèrent l’exploitation intensive du sol pour le commerce comme une rupture dangereuse de la réciprocité nécessaire entre l’homme et la nature. Les Mapuche se battent contre les méfaits irréversibles motivés par le profit.